Rubrique : Actualités

La CGT interpelle la France devant l’ONU sur les répressions et violences anti-syndicales !

La CGT était lundi 6 juin à Genève pour dénoncer devant le Comité des droits économiques et sociaux des Nations unies la répression syndicale et le climat social délétère en France.

A l’occasion du 58ème examen de la France dans le cadre de l’application du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (« PIDESC ») – le texte de référence en la matière-, la CGT a exposé devant cette instance internationale la discrimination et la criminalisation de l’action syndicale dans notre pays : acharnement judiciaire, peine de prisons fermes à l’encontre de syndicalistes.

La CGT est également revenue sur le projet de loi travail (dit El Khomri) évoquant les dispositions dangereuses et régressives pour les travailleurs qui flexibilisent et insécurisent l’ensemble de nos concitoyens, sans processus parlementaire et avec usage d’une procédure d’exception.

Suite à notre intervention, plusieurs membres du Comité des Nations Unies ont interpellé les représentants du Gouvernement français pour qu’ils s’expliquent sur la stigmatisation du fait syndical et les possibles conséquences sociales du projet de loi El Khomri, ainsi que sur les limitations des droits fondamentaux des travailleurs et citoyens.

Alors que la France traverse une période de tensions sociales sans précédent, la prolongation de l’Etat d’urgence compromet la liberté de manifester pacifiquement, en toute sécurité physique, le droit de grève et la liberté syndicale. A chaque manifestation, aujourd’hui, il y a des blessés, parfois très grièvement. L’usage indéterminé de la violence ainsi que l’utilisation d’un langage guerrier à l’encontre de représentants syndicaux ou de manifestants est en soi une atteinte grave aux droits fondamentaux. On neutralise les manifestants et contribue à porter atteinte à l’exercice effectif de ces droits.

Le gouvernement français s’est retrouvé en difficulté pour répondre aux questions, et a choisi l’esquive, en demandant une suspension de séance.

La CGT reste mobilisée et agit sur tous les fronts pour combattre le projet de loi El Khomri et faire respecter les acquis sociaux, les droits et les libertés publiques en France.

Montreuil le 8 juin 2016
Cgt Service de presse

Oui au progrès social, Non à la provocation policière !

Communiqué de la CGT-Ratp du 30 avril

Jeudi 28 avril 2016, jeunes, étudiants, salariés du privé, du public, des retraités… défilaient
pacifiquement contre la loi « Travail », certains d’entre nous ont été victimes de violences
policières sur la place de la nation.
Les forces de l’ordre, à l’opposée de leur mission de protection et d’encadrement, ont réalisé
un véritable « traquenard » à Paris, place de la Nation en fin de manifestation. Des
manifestants, des militants syndicaux se sont retrouvés encerclés et ont été interpellés, ne
leur laissant aucune possibilité de disperser le cortège dans le calme.
Ainsi, un de nos militants de la CGT-RATP, membre de la direction du syndicat, connut de tous
comme quelqu’un de mesuré et de responsable a été arrêté. À cette heure, il se trouve
toujours en garde à vue alors qu’il tentait, lors de la dispersion du cortège, de s’interposer
pour protéger une jeune fille de la charge policière.
D’autres militants de la CGT, se retrouvent dans cette situation et risquent peut-être de la
prison ferme… Ces situations sont inadmissibles, nous les condamnons fermement !
Défendre nos droits, porter notre aspiration à une société plus juste ne fait pas de nous des
criminels. Le gouvernement devrait en prendre la mesure, se rappeler de l’histoire sociale qui
est la nôtre en France, et utiliser ses moyens pour lutter contre les véritables voyous en « col
blanc » qui saignent notre société.
Nous condamnons fermement les arrestations et les gardes à vue sommaires, tout autant que
les comparutions immédiates qui ont lieu dans ce cadre, signe d’une justice expéditive qui
veut mettre au pas celles et ceux qui oseraient dire non à cette politique de recul sociale sans
précédent.
Ces arrestations sont injustifiées et les accusations sont mensongères. Nous exigeons
l’abandon des poursuites judiciaires et la libération des personnes arrêtées.
Nous devons pouvoir manifester dans de bonnes conditions et en toute sécurité. Les forces de
l’ordre et les services de l’État doivent assurer la protection de tous les citoyens et ne pas
tenter, par des dispositifs dangereux et des actes violents, de discréditer les mouvements
sociaux qui restent d’ampleurs, qui revendiquent le retrait du projet de la loi « Travail » et
portent l’ambition d’un véritable Code du travail du 21ème siècle, protecteur et de haut niveau
social pour les salariés actuels et les générations futures.

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Mobilisation contre la loi « travail » : deux syndicalistes renvoyés devant le tribunal

COMMUNIQUE DE PRESSE
FEDERATION DE L’EDUCATION, DE LA RECHERCHE ET DE LA CULTURE CGT
263 rue de Paris (Case 544) – 93515 MONTREUIL CEDEX

Hier matin, jeudi 28 avril 2016, à Saint-Denis, deux syndicalistes ont été arrêtés lors d’une manifestation dans le cadre de la mobilisation contre la loi « travail ». Les deux manifestants ont été placés en garde à vue, accusés d’avoir commis des violences contre les forces de l’ordre. Cette nuit, les deux manifestants ont été déférés et sont cités à comparaître aujourd’hui, vendredi 29 avril à 13h au tribunal de Bobigny.

Ces arrestations sont disproportionnées et les accusations formulées contre les deux syndicalistes mensongères. Notre camarade de la FERC CGT, Nicolas Jounin, enseignant chercheur à l’université Paris 8, sociologue reconnu, n’a commis aucune violence. En revanche, les deux syndicalistes ont été victimes de violences policières alors qu’ils participaient à une manifestation pacifique.

Nous exigeons que les deux camarades, Nicolas Jounin de la FERC CGT et le camarade de Sud rail, soient relâchés immédiatement et les poursuites abandonnées.

Le gouvernement, au lieu d’entendre les revendications des salarié-es, des étudiant-es et des lycéen-nes qui se mobilisent massivement contre la loi « travail », répond par la répression.

Ce jour, lors de la convocation au tribunal, nous appelons à un rassemblement en solidarité avec nos deux camarades syndicalistes à 13h devant le tribunal de Bobigny.

Nous avions apprécié la participation de Nicolas Jounin à notre conférence du 14 janvier 2015 : https://www.youtube.com/watch?v=pXLdttCjnXM

NON au licenciement du Docteur Jean-Louis ZYLBERBEG, médecin du travail à l’APST

UNION SYNDICALE DE LA CONSTRUCTION DU BOIS ET DE L’AMEUBLEMENT CGT DE PARIS

Manifestons notre soutien au Docteur Jean-Louis ZYLBERBERG menacé de licenciement par l’APST, à la demande de patrons qui ne supportent pas que notre camarade médecin du travail fasse son travail en toute conscience, tourné vers la protection de la santé au travail des salariés de la profession.
Accepter cela, c’est remettre en cause l’indépendance des médecins du travail qui seraient soumis aux pressions multiples des employeurs.
Ce serait mettre en danger la médecine du travail, qui est une conquête des salariés
Le 8 mars, l’APST a convoqué la Commission de contrôle (14h) puis le Conseil d’administration (16h30) avec à l’ordre du jour de ces deux instances : le licenciement de Jean-Louis ZYLBERBERG.
Le syndicat des médecins du travail CGC de l’APST a déposé un préavis de grève pour le 8 mars (voir tract ci-joint).
Un rassemblement se tiendra au siège de l’APST à partir de 13h30 :
L’USCBA-CGT de Paris appelle l’ensemble des syndicats de la Construction à y participer.
Non au licenciement de Jean-Louis ZYLBERBERG

Rassemblement au Siège de l’APST
Mardi 8 mars 2016 à 13h30
110 avenue du Général Leclerc 92340 Bourg-La-Reine
(RER B – Gare de Bourg-la-Reine)

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Arrestation de l’ancien secrétaire CGT PSA Mulhouse

Communiqué de presse de la CGT PSA Mulhouse :

« Arrestation et mise en garde à vue d’un militant CGT dans le cadre de la visite ministérielle
La CGT dénonce fermement l’arrestation et la mise en garde à vue d’un de ses militants, Joel Moreau, ancien ouvrier de PSA Mulhouse et ancien délégué central CGT pour le groupe PSA.
Joel participait comme une centaine d’autres personnes au rassemblement aux abords de l’agence Pole Emploi de Mulhouse-Drouot, au moment de la venue du premier ministre et de deux ministres, Emmanuel Macron et Myriam El Khomri, cet après-midi à 14h.
La CGT et d’autres organisations protestaient contre les attaques gouvernementales annoncées contre le monde du travail, dans le cadre de la « loi Travail ».
Un déploiement policier de très grande envergure a empeché les manifestants de s’approcher du Pole Emploi, et ils ont été parqués pendant deux heures sur un parking à plusieurs centaines de mètres, un cordon policier les empechant de circuler.
Joel Moreau ne faisait que manifester sa colère face à un gouvernement qui s’aplatit devant les patrons, en attaquant nos droits et en facilitant les licenciements.
Son arrestation est inacceptable, sa garde à vue doit s’arreter au plus vite.
Ce n’est pas par ce genre d’agissements que le gouvernement fera taire les oppositions à sa politique.

Pour la CGT,
Julien Wostyn PSA Mulhouse »

CGT IBM – Motion de soutien pour Christian Agon

Appel au soutien de Christian AGON, CGT IBM, RS CGT CHSCT Ouest, Délégué Syndical d’Etablissement, Elu DP Suppléant :
« Nous VOUS appelons, puisque nous sommes tous des « Christian AGON, Harcelé, Discriminé », VOUS salariés, fonctionnaires, chôMEURT, jeunes, vieux, militants politiques, associatifs et syndicaux à vous rassembler autour de lui en signe de solidarité et de soutien le vendredi 26 février 2016 à 8h00 devant l’entrée principale du siège social d’IBM France, 17 avenue de l’Europe, 92275 Bois-Colombes Cedex pour exiger le retrait immédiat de l’éventuelle sanction infligée par la Direction à notre camarade Délégué Syndical !! La lutte continue : jusqu’à la victoire toujours !! »

Voir la lettre adressée aux ressources humaines

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Appel CGT à la solidarité avec une camarade de Webhelp sanctionnée pour avoir organisé une grêve

WEBHELP COMPIEGNE N’AIME PAS BEAUCOUP LA CGT.
Surtout depuis décembre 2015, lorsque la section CGT, emmenée par sa déléguée syndicale (également déléguée du personnel) Belinda, a fait grève durant une journée et gagné :
– Une revalorisation des primes (ex : la mensualisation est passée de 0,08 € à 0,20 €),
– La fin des malus remplacés par des bonus,
– La fin des conditions d’éligibilités,
– La mise en place de groupes de travail et de suivi,
– Une formation pour les encadrants,
– La fin des écoutes à chaud par les vigies.

ALORS LA CGT EST ATTAQUEE DE TOUTE PART…
Bien sûr, ce mouvement a fortement déplu à la direction locale, surtout que, devant son incapacité à dialoguer lors du conflit, la direction nationale s’est déplacée pour les négociations. Depuis, Belinda, DS et DP CGT ne cesse d’être la cible d’attaques. A croire que cela arrangerait la direction de la voir partir au moment des NAO. Notre camarade a même dû faire valoir son droit de retrait face aux pressions insupportables qu’elle subissait : On lui interdisait de parler avec ses collègues sous prétexte qu’elle « aurait pu parler syndicat ». Voici une bien belle démonstration de la liberté d’expression « made in Webhelp Compiègne » ; une enquête est en cours…

JUSQU’A L’INACCEPTABLE !
Le mardi 2 février, Webhelp Compiègne n’a pas hésité à pousser le bouchon trop loin en stipulant à notre DS & DP CGT une mise à pied dans l’attente d’un entretien au préalable pour une sanction pouvant éventuellement aller jusqu’au licenciement !!! Cet entretien est prévu le mardi 9 février à 14H30. Belinda est une syndicaliste que Webehelp Compiègne veut faire taire absolument pour continuer les petits arrangements entre amis.

La solidarité étant une valeur fondamentale de la CGT, nous vous invitons à venir devant la
porte de Webhelp Compiègne (98 Impasse Terres auprès des Iles, 60610 LACROIX St OUEN)
ce mardi 9 février à 14H pour participer à un grand rassemblement contre les
discriminations syndicales et pour soutenir Belinda : Tous ensemble, ne lâchons rien !!!

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Appel à contributions pour le numéro 29 de la revue terrains & travaux portant sur « la fabrique des discriminations »

La date de clôture de l’appel est fixée au 12 février 2016.

« Depuis une quinzaine d’années, en partie sous l’impulsion des politiques publiques, les travaux de sciences sociales sur les discriminations se sont multipliés. La sociologie comme l’économie, la psychologie sociale ou l’histoire se sont saisies de cet objet, dans le but premier de « l’objectiver » et de lever tout doute sur l’existence des phénomènes discriminatoires. Au- delà de cet objectif de « dévoilement » d’une réalité souvent occultée, les travaux sur les discriminations ont également visé à comprendre leurs mécanismes et leurs logiques. Le rôle des stéréotypes ou des inférences statistiques subjectives, le poids des institutions ou l’existence de « systèmes discriminatoires » ont été analysés pour redonner de l’épaisseur et du « sens » à l’inégalité de traitement localisée ou structurelle au détriment de certains groupes sociaux. » […]

Voir l’appel à contributions