Rubrique : Actualités

Appel de la CGT pour la relaxe des Goodyear

RELAXE POUR LES HUIT DE GOODYEAR
Il est du devoir des syndicalistes de se battre pour sauver les emplois et le développement économique et social de nos territoires.
Il est du devoir des syndicalistes de rétablir des liens sociaux trop souvent rompus par désespoir social.
Il est du devoir des syndicalistes de dénoncer les stratégies des actionnaires, affairistes et liquidateurs, qui ont pour seul objectif de s’enrichir au détriment de tous les autres.
Il est du devoir des syndicalistes d’alerter sur les politiques économiques désastreuses menées par les gouvernements successifs.
C’est pour avoir accompli leurs devoirs de syndicalistes que les 8 de Goodyear viennent d’être condamnés à 24 mois de prison dont 9 mois ferme !
Après 7 ans de lutte face à la multinationale Goodyear marqués de conflits durs avec un patronat violent, usant de manœuvres indignes, l’entreprise a finalement fermé ses portes pour s’installer en Russie. Rien n’est dit de la violence des employeurs qui, face à des propositions pour maintenir et développer l’emploi, ne répondent que par le mépris, les licenciements et la répression.
C’est une des condamnations pénales les plus lourdes de ces 30 dernières années. Cette condamnation s’inscrit dans un mouvement de criminalisation de l’action syndicale qui s’accentue jour après jour. La répression syndicale est une stratégie qui va bien au-delà des rangs du patronat puisque le procureur de la république a décidé de poursuivre les militants de Goodyear, alors même que l’entreprise avait abandonné toutes les plaintes.
Le gouvernement a décidé d’intimider tous les salariés qui se battent pour leurs droits et leurs emplois. Ce sont les fondements même de notre démocratie qui sont atteints lorsque les libertés syndicales sont attaquées. Les huit militants doivent être relaxés.

Un salarié et une Inspectrice du travail attaqués pour avoir dénoncé les pressions exercées par Tefal !

Le 5 juin 2015, un ancien salarié de TEFAL et une inspectrice du travail de Haute-Savoie étaient cités à comparaitre au tribunal correctionnel d’ANNECY en tant que prévenus, pour interception de documents confidentiels, recel (passible de 5 ans d’emprisonnement et de 375000 euros d’amende !) et violation du secret professionnel (un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende !), à la suite d’une plainte déposée par l’entreprise TEFAL.
Le tribunal correctionnel d’Annecy a décidé de renvoyer l’affaire au 16 octobre 2015 à 14h00.
Après avoir été mise sous pression par sa direction à la demande de TEFAL, après un avis du Conseil National de l’Inspection du Travail reconnaissant clairement les pressions indues: l’inspectrice du travail est aujourd’hui poursuivie par le parquet d’Annecy à la demande de TEFAL pour avoir fait son travail et dénoncé l’obstacle à ses fonctions.
Après avoir subi une garde à vue et perdu son emploi, pour avoir courageusement dénoncé les manœuvres de son entreprise qui visaient à porter atteinte à la mission de l’inspectrice du travail : le salarié, lanceur d’alerte, est aujourd’hui poursuivi par le parquet d’ANNECY, institution censée garantir et mettre en action le système judiciaire de protection des lanceurs d’alerte !
Les enjeux de cette affaire sont doubles :
• L’atteinte à l’indépendance des Inspecteurs du travail et une possible condamnation de la France par l’OIT en cas de condamnation de l’Inspectrice du Travail pour non-respect de la Convention Internationale n°81 garantissant l’indépendance des inspecteurs du travail.
• La mise à mal du statut protecteur des lanceurs d’alerte et ce, malgré un renforcement du dispositif législatif en décembre 2013. Une fois de plus, le lanceur d’alerte se retrouve sur le banc des accusés tandis que Tefal et ses dirigeants, malgré les délits relevés par l’inspectrice du travail, sont sur le banc des parties civiles !
Nous exigeons la relaxe pour l’inspectrice du travail et pour le lanceur d’alerte.

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Droit en Liberté – FLASH INFO N° 2 Libertés syndicales – Pas de conquêtes sociales sans libertés syndicales !

« Ce 23 septembre, nous étions des milliers, sur tout le territoire, unis et mobilisés pour défendre les libertés syndicales, pour lutter contre les discri- minations, répressions et criminalisation de l’expression et action syndicale. Ce 23 septembre, nous nous sommes rassemblés pour soutenir toutes et tous les salarié-es, syndiqué-es, militant-es victimes de répression parce que, ellesouils,ontdécidédeprendreleurdestinenmain,ens’organisant,ense syndiquant, en menant des actions de grève ou de manifestations, en exigeant l’application du droit pour toutes et tous les salarié-es, en revendiquant des améliorations en terme d’augmentations de salaires, de conditions de travail, de réduction de temps de travail, d’égalité salariale entre les femmes et les hommes…
Ce 23 septembre, nous étions nombreuses et nombreux pour exiger des garanties, que ce soit au niveau du droit du travail ou du droit pénal afin que la liberté de se syndiquer et de mener une activité syndicale puisse s’exercer dans de bonnes conditions quel que soit le lieu de travail, quel que soit l’employeur, afin que les lieux d’hébergement des syndicats ne soient plus remis en cause au gré des majorités politiques et des rapports de force sociaux.
La CGT n’entend pas en rester là !! L’implication des militant-es sur tout le territoire montre à quel point la question des libertés syndicales est importante et combien les difficultés rencontrées pour l’exercice des droits sont multiples et préjudiciables pour l’ensemble des salarié-es.
Les libertés syndicales ne sont pas négociables !
[…] »

Voir le 4 pages de la CGT

Syndicaliste, pas voyou !

« Après les « 5 de Roannes », après nos camarades d’Air France, une nouvelle fois, les libertés syndicales, les libertés d’expression, les libertés d’agir collectivement sont à nouveau menacées à TOULON.
Le 8 octobre dernier, lors de la journée nationale d’action interprofessionnelle et unitaire (CGT, FSU, Solidaires, UNEF et UNL), les salariés de l’Energie en grève avait décidé d’intervenir sur l’outil de travail dans le cadre du préavis national de la fédération Mines-Energie. Cette intervention décidé et mise en œuvre collectivement a été revendiqué par l’UD du Var.
Depuis cette manifestation, 13 camarades du secteur de l’Energie ont été convoqué par la police pour être entendu avec prise d’empreinte et relevé d’ADN.
Le Secrétaire Général de l’UD CGT du VAR avait pourtant été entendu par les mêmes services de police, le 13 octobre 2015, réaffirmant la revendication par l’organisation des actions menées dans le cadre collectif. Il y a clairement la volonté du Procureur de nier l’action collective pour criminaliser l’action syndicale.
Nous dénonçons une politique répressive à l’encontre de l’action syndicale avec l’aval du pouvoir en place alors même que les poursuites contre les patrons verbalisés dans le cadre du droit du travail sont quasiment et systématiquement, classées sans suite.
Face à cet acharnement politico-judiciaire, la première de nos responsabilités syndicales est d’être solidaire et présent auprès des militants, syndiqués et salariés qui sont engagés pour combattre les politiques d’austérité et de régression sociale.
Dans le VAR, les inégalités sont de plus en plus criantes et appellent des réponses en termes de ré- industrialisation, de développement des services publics pour sortir d’une précarité grandissante qui frappe une population de plus en plus large, particulièrement les jeunes et les retraités.
Le 8 octobre, les salarié-e-s, les retraités, les jeunes ont porté des revendications en termes d’emploi, de salaire, de retraite, de conditions de travail.
La réponse à ces revendications pour plus de justice sociale ne peut se traduire par la répression et la menace d’action en justice.
Nous combattrons toute forme d’intimidation qui viserait à affaiblir l’action collective et notre organisation.
Nous réaffirmons notre soutien plein et entier à nos 13 camarades et appelons les syndicats à s’inscrire dans toutes les mobilisations pour les libertés syndicales notamment le 16 novembre autour des 5 de l’Energie Paris et le 2 décembre autour des camarades d’Air France.
 »

Voir le tract CGT

Sophie Lacaze non coupable !

« En 2014, pour avoir informé les autres élus sur l’alerte lancée par trois salariés du Groupe Les Echos mis sous pression par le management, Sophie Lacaze, membre du Comité d’entreprise, a été attaquée au pénal par le sous-chef du service mis en cause par les victimes. C’est la première fois dans l’histoire de l’entreprise qu’un élu est poursuivi en justice dans l’exercice de son mandat.
Le Tribunal de Police de Paris dans son jugement du 8 juin 2015 a déclaré Sophie Lacaze non coupable des faits qui lui étaient reprochés (injure et diffamation) et a débouté la partie civile de sa plainte.
Au nom de la liberté d’expression syndicale, la CGT (et notamment le Syndicat National des Journalistes, le Syndicat Général du Livre et de la Communication écrite et le Syndicat des Correcteurs) saluent le jugement rendu.
La CGT s’élève cependant contre des méthodes encouragées par la hiérarchie visant à déstabiliser les représentants du personnel les plus investis dans leur mission.
La circulation d’informations entre représentants du personnel est nécessaire au fonctionnement démocratique des institutions et à la participation aux débats. Elle ne saurait être remise en cause par des méthodes d’intimidation.
S’il n’a malheureusement pas été possible d’empêcher le licenciement d’un des lanceurs d’alerte, Eric Zivohlava, il reste à souhaiter que les deux autres salariés nommés dans cette affaire puissent continuer à exercer leur métier dans les meilleures conditions comme cela devrait être le cas pour l’ensemble du personnel des Echos.
La CGT restera vigilante sur le sujet.
A Paris, 29 juin 2015 »

Voir le tract CGT

Appel unitaire des syndicats pour le retrait du plafonnement des indemnités de licenciement abusif

À l’initiative du Syndicat des Avocats de France, la CGT, la CFDT, FO, SOLIDAIRES, l’UNSA, la CFE-CGC et le Syndicat de la Magistrature lancent une pétition demandant le retrait de la disposition du projet de loi croissance et activité dit Macron concernant le plafonnement des sommes allouées par les juridictions au titre de dommages et intérêts en cas de licenciement abusif.
Dénonçant cette mesure, imposée aux parlementaires sans discussion, qui limite la réparation du préjudice et remettant en cause le principe selon lequel celui qui cause un dommage par sa faute s’oblige à le réparer, les syndicats signataires appellent les citoyens à signer massivement la pétition en ligne.
Cette mobilisation intersyndicale et unitaire marque une grande inquiétude et un rejet unanime et sans équivoque de cette disposition.
Couplée aux délais de justice déraisonnables contre lesquels l’État ne fait rien, au raccourcissement de la prescription en matière prud’homale en 2013, au remboursement à Pôle emploi par les salariés d’une partie de leurs allocations en cas de succès aux prud’hommes, cette réforme est l’atteinte de trop qui organise un déni de justice généralisé.

Florian BORG, président du SAF

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Débat : Les représentants du personnel sont-ils discriminés par leurs employeurs ?

« En 2013, un Observatoire de la discrimination et de la répression syndicales a été créé, à l’initiative de diverses entités (1) et avec l’appui de nombreux chercheurs et personnalités qualifiées. On aurait pu penser révolue l’époque où les syndicalistes et les défenseurs des intérêts des salariés étaient réprimés par le pouvoir des dirigeants : depuis plus d’un siècle, l’institutionnalisation des syndicats s’est affirmée, et ses représentants ont vu leurs prérogatives progressivement garanties par des droits spécifiques. Pourtant, dans une situation économique de chômage durable, de croissance faible, de pression constante sur le travail, la défense des intérêts des travailleurs semble de plus en plus difficile et les cas de pratiques patronales antisyndicales avérées ne cessent d’augmenter. » …

Lire la suite (Lettre trimestrielle Paris School of Economics)