Archives mensuelles : juin 2015

Sophie Lacaze non coupable !

« En 2014, pour avoir informé les autres élus sur l’alerte lancée par trois salariés du Groupe Les Echos mis sous pression par le management, Sophie Lacaze, membre du Comité d’entreprise, a été attaquée au pénal par le sous-chef du service mis en cause par les victimes. C’est la première fois dans l’histoire de l’entreprise qu’un élu est poursuivi en justice dans l’exercice de son mandat.
Le Tribunal de Police de Paris dans son jugement du 8 juin 2015 a déclaré Sophie Lacaze non coupable des faits qui lui étaient reprochés (injure et diffamation) et a débouté la partie civile de sa plainte.
Au nom de la liberté d’expression syndicale, la CGT (et notamment le Syndicat National des Journalistes, le Syndicat Général du Livre et de la Communication écrite et le Syndicat des Correcteurs) saluent le jugement rendu.
La CGT s’élève cependant contre des méthodes encouragées par la hiérarchie visant à déstabiliser les représentants du personnel les plus investis dans leur mission.
La circulation d’informations entre représentants du personnel est nécessaire au fonctionnement démocratique des institutions et à la participation aux débats. Elle ne saurait être remise en cause par des méthodes d’intimidation.
S’il n’a malheureusement pas été possible d’empêcher le licenciement d’un des lanceurs d’alerte, Eric Zivohlava, il reste à souhaiter que les deux autres salariés nommés dans cette affaire puissent continuer à exercer leur métier dans les meilleures conditions comme cela devrait être le cas pour l’ensemble du personnel des Echos.
La CGT restera vigilante sur le sujet.
A Paris, 29 juin 2015 »

Voir le tract CGT

Le Monde, 27 juin 2015.
« Faut-il réformer le droit du travail ? », débat avec Nathalie Kosciusko-Morizet et Emmanuel Dockès, membre du comité scientifique de l’observatoire.
Lire l’article

Appel unitaire des syndicats pour le retrait du plafonnement des indemnités de licenciement abusif

À l’initiative du Syndicat des Avocats de France, la CGT, la CFDT, FO, SOLIDAIRES, l’UNSA, la CFE-CGC et le Syndicat de la Magistrature lancent une pétition demandant le retrait de la disposition du projet de loi croissance et activité dit Macron concernant le plafonnement des sommes allouées par les juridictions au titre de dommages et intérêts en cas de licenciement abusif.
Dénonçant cette mesure, imposée aux parlementaires sans discussion, qui limite la réparation du préjudice et remettant en cause le principe selon lequel celui qui cause un dommage par sa faute s’oblige à le réparer, les syndicats signataires appellent les citoyens à signer massivement la pétition en ligne.
Cette mobilisation intersyndicale et unitaire marque une grande inquiétude et un rejet unanime et sans équivoque de cette disposition.
Couplée aux délais de justice déraisonnables contre lesquels l’État ne fait rien, au raccourcissement de la prescription en matière prud’homale en 2013, au remboursement à Pôle emploi par les salariés d’une partie de leurs allocations en cas de succès aux prud’hommes, cette réforme est l’atteinte de trop qui organise un déni de justice généralisé.

Florian BORG, président du SAF

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